L'ISO 12312-2 est la norme internationale de sécurité applicable aux filtres conçus pour regarder directement le Soleil, comme les lunettes d'éclipse et les visionneuses solaires à main. Elle plafonne la quantité de lumière visible, ultraviolette et infrarouge qui peut passer, fixe aussi un minimum (un filtre peut être trop sombre) et énumère les informations qui doivent figurer sur le produit. Dans l'UE, elle s'applique sous la forme EN ISO 12312-2:2015, et les lunettes d'éclipse sont des EPI de catégorie II : un organisme notifié doit examiner le modèle et délivrer un certificat d'examen UE de type avant que le marquage CE puisse être apposé. L'ISO elle-même ne certifie jamais de produits. Ci-dessous : ce qu'exige la norme, ce qui doit être imprimé, et comment vérifier vous-même un certificat en cinq minutes, avec notre propre certificat comme exemple concret.
Dernière mise à jour : 28 octobre 2026 (faits vérifiés le 27 octobre 2026)
Qu'est-ce que l'ISO 12312-2 ?
Son titre complet est « Eye and face protection — Sunglasses and related eyewear — Part 2: Filters for direct observation of the sun » (protection des yeux et du visage, lunettes de soleil et lunetterie associée, partie 2 : filtres pour l'observation directe du soleil). L'ISO l'a publiée en juin 2015, et elle couvre les « produits afocaux destinés à l'observation directe du Soleil » : lunettes et visionneuses, et non les filtres pour télescopes, jumelles ou appareils photo. L'ISO l'a réexaminée et confirmée pour la dernière fois en 2020 : l'édition de 2015 est donc toujours en vigueur.
Une deuxième édition est en préparation. La page de l'ISO indique que la norme de 2015 « devrait être remplacée par l'ISO/FDIS 12312-2 dans les prochains mois », et l'American Astronomical Society (AAS) précise que la nouvelle édition est soumise au vote des organismes nationaux de normalisation en 2026. Tant qu'elle n'est pas publiée, les lunettes pour le 2 août 2027 sont testées selon la version de 2015. Nous mettrons cet article à jour dès que cela changera.
En Europe, le même texte est adopté sous la référence EN ISO 12312-2:2015 (approuvée par le CEN en avril 2015), et les organismes nationaux de normalisation la publient avec leur propre préfixe, par exemple DIN EN ISO 12312-2 en Allemagne. Sur les lunettes européennes, vous verrez généralement « EN ISO 12312-2:2015 ». Ne la confondez pas avec l'ISO 12312-1, qui concerne les lunettes de soleil ordinaires : l'Institut géographique national espagnol (IGN) avertit que des lunettes portant seulement la mention « ISO 12312-1 » ne conviennent pas pour regarder le Soleil.
Qu'exige concrètement la norme ?
Le texte des normes ISO est payant, pas gratuit : le résumé ci-dessous suit donc l'AAS, qui cite les clauses pertinentes sur sa page consacrée à l'ISO 12312-2.
Principales exigences de l'ISO 12312-2:2015 (d'après le résumé de l'AAS)
| Exigence | Ce que dit la norme | Pourquoi c'est important |
|---|---|---|
| Lumière visible, maximum | Facteur de transmission lumineuse ne dépassant pas 0,0032 %, soit à peu près un filtre de soudage de teinte 12 | Maintient le Soleil à une luminosité confortable et sûre |
| Lumière visible, minimum | Une limite inférieure aussi, à peu près celle d'un filtre de soudage de teinte 15 | Un filtre trop sombre pousse à incliner ou soulever les lunettes pour trouver le Soleil |
| Ultraviolets (UVA et UVB) | Pas plus que le facteur de transmission lumineuse mesuré | Les lésions dues aux UV sont invisibles et indolores |
| Infrarouge | 3 % au maximum | L'infrarouge chauffe la rétine sans que vous le sentiez |
| Uniformité | Facteur de transmission lumineuse uniforme à 10 % près sur tout le filtre | Pas de zones plus claires |
| Défauts | Exempt de bulles, rayures, inclusions, taches mates, piqûres et défauts similaires ; pour les filtres à revêtement métallique, pas plus d'un trou d'épingle de 200 μm maximum dans tout cercle de 5 mm | Un trou d'épingle laisse passer la lumière solaire non filtrée |
| Marquage et notice | Nom et adresse du fabricant, mode d'emploi, avertissements, conseils de stockage et délai d'obsolescence (voir ci-dessous) | Vous savez qui est responsable et combien de temps le produit est censé durer |
Source : AAS, « ISO 12312-2 International Standard » (page mise à jour le 31 août 2026). L'AAS ne donne aucun pourcentage pour le minimum, seulement l'équivalent en teinte de soudage : nous n'en donnons donc pas non plus. L'AAS a proposé des limites plus strictes pour la révision (0,0012 % et 0,00004 %) ; ce sont des propositions, pas la règle actuelle.
Le minimum compte plus que ne le pensent la plupart des acheteurs. À l'été 2026, les autorités espagnoles de la consommation ont retiré plusieurs modèles de lunettes parce que leurs filtres laissaient passer moins de lumière que le minimum : ils étaient trop sombres, pas trop clairs. Lisez ce que les retraits de 2026 en Espagne nous apprennent sur les lunettes d'éclipse contrefaites et non conformes.
Que doit-on trouver imprimé sur des lunettes d'éclipse ISO 12312-2 ?
L'article 5 de la norme énumère les informations qui doivent figurer sur le filtre ou son emballage, dans la langue du pays de vente. D'après l'AAS, il s'agit :
- du nom et de l'adresse du fabricant ;
- des instructions pour regarder le Soleil ou une éclipse solaire ;
- d'un avertissement indiquant que regarder le Soleil sans filtre approprié peut provoquer des lésions oculaires permanentes ;
- d'un avertissement indiquant que les filtres endommagés, ou détachés de leur monture, doivent être jetés ;
- de conseils de stockage, de nettoyage et d'entretien ;
- d'une date ou d'un délai d'obsolescence, le cas échéant.
Ce dernier point explique pourquoi il n'existe pas de « date de péremption » unique pour toutes les lunettes d'éclipse : chaque fabricant imprime son propre délai. Si vous avez gardé une paire de 2026, lisez nos cinq vérifications avant de réutiliser des lunettes d'éclipse de 2026, et avant chaque utilisation, faites les contrôles décrits dans comment inspecter des lunettes d'éclipse.
La mention « certifié ISO » a-t-elle un sens ?
Pas à elle seule. L'ISO rédige des normes ; elle ne teste pas de produits. Le site de l'ISO indique lui-même que « l'ISO ne procède pas à la certification et ne délivre pas de certificats » et que son logo « ne peut être utilisé par personne en dehors de l'ISO ». L'AAS ajoute qu'aucun produit ne devrait se prétendre « certifié ISO » et qu'aucune version du logo ISO ne devrait figurer sur un produit. Les essais sont réalisés par des laboratoires indépendants, idéalement accrédités selon l'ISO/IEC 17025.
Un logo ISO sur des lunettes est donc un signal d'alerte, pas une garantie. Et la mention imprimée « ISO 12312-2 » n'est qu'une affirmation : comme le dit l'AAS, « n'importe qui peut imprimer une telle mention, mais cela ne la rend pas vraie ». Dans l'UE, ce qui transforme cette affirmation en quelque chose de vérifiable, c'est la chaîne de certificats derrière le marquage CE.

Comment l'UE contrôle-t-elle les lunettes d'éclipse ?
Les lunettes d'éclipse sont des équipements de protection individuelle (EPI) au sens du règlement (UE) 2016/425. La DGCCRF, l'autorité française de protection des consommateurs, indique qu'elles relèvent de la catégorie de risque II. Pour la catégorie II, le règlement (article 19) impose deux étapes :
- Module B, examen UE de type : un organisme notifié, c'est-à-dire un organisme indépendant désigné par un pays de l'UE et répertorié par la Commission européenne, examine et teste le modèle. S'il est conforme, l'organisme délivre un certificat d'examen UE de type. Le certificat doit indiquer le nom et le numéro d'identification de l'organisme notifié, et sa validité est de cinq ans au maximum (annexe V).
- Module C, conformité au type : le fabricant doit ensuite s'assurer que la production en série correspond au type examiné, sous son propre contrôle de production.
Le fabricant établit alors une déclaration UE de conformité et appose le marquage CE. Deux détails surprennent souvent :
- Sur des lunettes de catégorie II, le marquage CE figure seul. Le numéro à quatre chiffres d'un organisme notifié ne suit le marquage CE que sur les EPI de catégorie III (article 17) : l'absence de numéro à côté de « CE » sur des lunettes d'éclipse est donc normale.
- La notice doit indiquer l'adresse internet où la déclaration UE de conformité peut être consultée, sauf si la déclaration accompagne le produit (annexe II, point 1.4).
Le point faible, c'est le module C. Un certificat prouve que le modèle examiné a passé les essais ; il ne teste pas chaque lot de production. C'est pourquoi les autorités de surveillance du marché testent des échantillons, et pourquoi l'Espagne a retiré certains lots en 2026.
Comment vérifier un certificat de lunettes d'éclipse, étape par étape ?
- Lisez les lunettes et l'emballage. Cherchez le marquage CE, « EN ISO 12312-2:2015 » (et non 12312-1), le nom et l'adresse du fabricant et, si le fabricant est hors de l'UE, une adresse dans l'UE de l'importateur ou du mandataire. L'organisation de consommateurs espagnole OCU conseille aussi de rechercher un numéro de lot.
- Trouvez la déclaration UE de conformité. Elle se trouve dans la boîte ou à l'adresse internet indiquée dans la notice. Elle doit mentionner le produit, le règlement (UE) 2016/425, la norme et l'organisme notifié qui a délivré le certificat d'examen de type.
- Examinez le certificat d'examen UE de type. Vérifiez qu'il mentionne un organisme notifié avec un numéro à quatre chiffres, qu'il couvre le modèle que vous achetez, qu'il fait référence à l'EN ISO 12312-2:2015 et qu'il est toujours valide. Méfiez-vous des documents intitulés « certificate of compliance » ou « test report » émis par des laboratoires non notifiés : il peut s'agir d'un vrai travail de laboratoire, mais ce n'est pas le certificat d'examen UE de type. Un rapport d'essai ne prouve rien d'autre que les résultats de l'échantillon testé.
- Recherchez l'organisme notifié. La base de données NANDO de la Commission européenne (désormais intégrée au Single Market Compliance Space) répertorie chaque organisme notifié avec son numéro, ainsi que la législation et les tâches pour lesquelles il est notifié. L'organisme doit être notifié au titre du règlement (UE) 2016/425 relatif aux équipements de protection individuelle.
- Vérifiez le certificat auprès de l'organisme lui-même, s'il propose une vérification en ligne où l'on saisit le numéro du certificat (c'est le cas de CCQS, par exemple).
Ensuite, contrôlez le produit lui-même avant chaque utilisation. La DGCCRF suggère de placer les lunettes devant une lampe : si vous voyez de la lumière ou des points lumineux à travers le filtre, il est endommagé. Et restez attentif aux alertes officielles, comme les alertes Safety Gate de l'UE sur les produits dangereux et, en Espagne, le réseau d'alerte RAPNA.
À quoi ressemble un vrai certificat ? Le nôtre, en exemple
Voici comment les cinq étapes s'appliquent aux lunettes Tember. Tout ce qui suit est publié sur notre page des documents de conformité et d'essais :
- Certificat : certificat d'examen UE de type CE-PC-260615-499-01-9A, pour des lunettes d'éclipse solaire en tant qu'EPI de catégorie II.
- Organisme notifié : CCQS Certification Services Limited, organisme notifié numéro 2834.
- Norme : EN ISO 12312-2:2015.
- Modèles couverts : C2026, B2026, G2026, P2026 et Y2026.
- Dates : délivré le 17 juin 2026 ; le document indique une validité jusqu'au 28 janvier 2031.
- Entreprises responsables : fabricant Rezos LLC (États-Unis) ; mandataire dans l'UE et importateur Nacnic Estudio SL, à Saragosse (Espagne).
- Vérifiez par vous-même : saisissez le numéro du certificat sur la page de vérification des certificats de CCQS, et recherchez l'organisme 2834 dans NANDO.
Ce que cela prouve et ne prouve pas : le certificat atteste que le type examiné a satisfait à l'EN ISO 12312-2. Garantir la constance de la production en série relève de notre responsabilité au titre du module C. Un certificat émis par un organisme notifié reconnu ne prouve pas, à lui seul, que chaque lot de chaque marque est conforme : l'un des modèles retirés en Espagne en 2026 appartenait à une marque dont les documents étaient eux aussi vérifiables. C'est pourquoi nous publions également un rapport distinct d'un laboratoire indépendant, en précisant exactement ce qu'il couvre. Notre FAQ sur la signification de l'ISO 12312-2 en dit plus.
Que recommandent les autorités européennes aux acheteurs ?
- Espagne, ministère de la Consommation (août 2026) : les lunettes doivent porter le marquage CE, être accompagnées de la déclaration UE de conformité et avoir fait l'objet d'un examen UE ; achetez-les auprès de circuits officiels, de magasins spécialisés ou de revendeurs recommandés par des organismes scientifiques. Son dépliant ajoute : une référence à l'EN ISO 12312-2:2015, un fabricant ou importateur clairement identifié, un mode d'emploi et des avertissements, et un filtre sans rayures, cassures, bulles ni zones claires.
- Espagne, IGN : recherchez « EN ISO 12312-2:2015 » et un véritable marquage CE ; « ISO 12312-1 » seul désigne des lunettes de soleil d'usage général, pas des filtres solaires.
- France, DGCCRF (juillet 2026) : le marquage CE sur le produit, la référence EN ISO 12312-2:2015, la déclaration de conformité jointe au produit ou en ligne, une notice en français, les coordonnées du fabricant et de l'importateur, aucune rayure. Fin juillet 2026, elle avait déjà contrôlé près de 90 établissements.
- Allemagne, BfS (Office fédéral de radioprotection) : la norme en vigueur est la DIN EN ISO 12312-2, les lunettes doivent porter le marquage CE, et les lunettes de soleil ou de soudage ne constituent pas une protection fiable.
Le fil conducteur : marquage CE, bonne norme, fabricant identifié, notice et filtre intact. La chaîne de certificats est l'étape supplémentaire qui vous indique si ces marquages sont appuyés par un organisme notifié.
Le verre de soudage est-il une alternative ?
Seulement avec la bonne teinte, et ce n'est pas un équipement d'observation d'éclipse conforme à l'ISO 12312-2. L'AAS indique qu'un filtre de soudage de teinte 12 ou plus transmet une quantité de lumière solaire infime et sans danger, les teintes 13 ou 14 étant « l'idéal » ; les consignes de sécurité de la NASA pour l'éclipse de 2017 étaient plus strictes et exigeaient une teinte 14 ou plus sombre. Le BfS indique que les lunettes de soudage ne sont pas une protection fiable. Si vous ne connaissez pas le numéro de teinte, ne l'utilisez pas ; des lunettes d'éclipse certifiées sont plus simples. Voir comment utiliser des lunettes d'éclipse en toute sécurité.
Signaux d'alerte et bons signes en un coup d'œil
| Signal d'alerte | Bon signe |
|---|---|
| Logo ISO sur les lunettes, ou « certifié ISO » | « EN ISO 12312-2:2015 » imprimé comme référence de norme |
| Seulement « ISO 12312-1 », ou aucune norme | Marquage CE plus nom et adresse du fabricant |
| Aucun fabricant ni importateur dans l'UE indiqué | Déclaration UE de conformité dans la boîte ou à une adresse internet indiquée |
| Un « certificat » émis par un laboratoire qui n'est pas un organisme notifié, ou un rapport d'essai présenté comme un certificat | Certificat d'examen UE de type mentionnant un organisme notifié avec un numéro à quatre chiffres |
| Certificat pour d'autres modèles, ou expiré | Certificat couvrant votre modèle et valide (cinq ans au maximum) |
| Organisme notifié introuvable dans NANDO pour les EPI | Organisme répertorié dans NANDO au titre du règlement (UE) 2016/425 ; certificat vérifiable en ligne |
| Rayures, trous, lumière visible à travers le filtre | Filtre uniforme, seuls le Soleil ou une lampe très vive visibles à travers |
Vous préparez le 2 août 2027 ? Les lunettes d'éclipse Tember sont certifiées EN ISO 12312-2:2015 et portent le marquage CE, avec toute la chaîne de certificats publique. Les lots vont de 4 à 100 paires. Voir les lunettes. Vous préférez Amazon ? Le pack de 4 est aussi sur Amazon.fr. Pour les écoles, clubs, hôtels et mairies, consultez notre page lunettes d'éclipse en gros. Où l'éclipse est totale et où elle est partielle : la bande de totalité 2027, pays par pays.
Questions fréquentes
Que signifie ISO 12312-2 sur des lunettes d'éclipse ?
Cela signifie que le fabricant affirme que les lunettes respectent la norme internationale des filtres pour regarder directement le Soleil : limites de lumière visible, d'UV et d'infrarouge, absence de défauts et marquages obligatoires. Dans l'UE, cette affirmation doit être étayée par un certificat d'examen UE de type délivré par un organisme notifié.
ISO 12312-2 et EN ISO 12312-2, c'est la même chose ?
Oui, le contenu technique est identique. L'EN ISO 12312-2:2015 est l'adoption européenne de l'ISO 12312-2:2015, publiée par les organismes nationaux de normalisation avec leur propre préfixe, comme DIN en Allemagne. Sur les lunettes vendues dans l'UE, vous verrez généralement la forme EN ISO.
Des lunettes d'éclipse peuvent-elles être « certifiées ISO » ?
Non. L'ISO rédige des normes mais ne teste pas de produits et ne délivre pas de certificats, et son logo ne doit pas figurer sur les produits. Des lunettes peuvent être testées selon l'ISO 12312-2 par un laboratoire et, dans l'UE, certifiées par un organisme notifié.
Pourquoi n'y a-t-il pas de numéro d'organisme notifié à côté du marquage CE sur mes lunettes d'éclipse ?
Parce que les lunettes d'éclipse sont des EPI de catégorie II. Selon le règlement (UE) 2016/425, le numéro de l'organisme notifié ne suit le marquage CE que sur les EPI de catégorie III. Pour la catégorie II, l'organisme notifié est indiqué sur le certificat d'examen UE de type.
Comment savoir si un certificat de lunettes d'éclipse est authentique ?
Vérifiez qu'il s'agit d'un certificat d'examen UE de type mentionnant un organisme notifié avec un numéro à quatre chiffres, qu'il couvre votre modèle et est toujours valide, que l'organisme figure dans la base NANDO de la Commission européenne pour les EPI et, si l'organisme le propose, vérifiez le numéro du certificat sur son site.
Des lunettes d'éclipse peuvent-elles être trop sombres ?
Oui. L'ISO 12312-2 fixe une transmission lumineuse minimale aussi bien que maximale, à peu près équivalente à une teinte de soudage 15 du côté sombre. Des filtres trop sombres incitent à soulever les lunettes pour trouver le Soleil ; l'Espagne a retiré plusieurs modèles pour cette raison en 2026.
L'ISO 12312-2 est-elle en cours de révision ?
Oui. L'ISO indique que l'édition de 2015 devrait être remplacée d'ici quelques mois par une nouvelle édition (au stade de projet final), et l'AAS précise que les organismes nationaux votent sur ce texte en 2026. Tant qu'elle n'est pas publiée, c'est l'édition de 2015 qui s'applique.
Sources
- ISO : ISO 12312-2:2015, Filters for direct observation of the sun (statut, réexamen et révision ; consulté le 27 octobre 2026)
- American Astronomical Society : ISO 12312-2 International Standard (exigences et clauses de marquage)
- American Astronomical Society : "ISO certification" of solar viewers
- American Astronomical Society : Eye safety (filtres de soudage)
- ISO : Certification
- CEN : EN ISO 12312-2:2015 et DIN EN ISO 12312-2:2015-11
- Règlement (UE) 2016/425 relatif aux équipements de protection individuelle (articles 17 et 19, annexes I, II et V)
- Commission européenne : organismes notifiés et NANDO
- DGCCRF : Observation de l'éclipse, équipez-vous de lunettes de protection conformes et communiqué de presse de la DGCCRF
- Espagne, Ministerio de Derechos Sociales, Consumo y Agenda 2030 : communiqué sur les lunettes d'éclipse certifiées et dépliant
- IGN : Recomendaciones prácticas y productos
- BfS : communiqué de presse sur l'éclipse de 2026
- OCU : Retirada de gafas para el eclipse solar
- NASA : Total solar eclipse 21 August 2017, safety (teinte de soudage 14)
- CCQS : vérification des certificats